Photographier le patrimoine

Pour donner corps et vie aux œuvres au travers de notices et d'études scientifiques, il n'y a pas de meilleur médium que l'image photographique. La photographie montre, mais elle permet aussi de comparer en rapprochant ce que l'espace éloigne. Au service de la connaissance, l'image conserve une trace à laquelle on peut toujours se référer. Elle dresse un constat.

C'est ainsi qu'elle peut prétendre à l'objectivité en se mettant au service de l'objet dont elle construit le portrait. La démarche photographique de l'Inventaire général s'inscrit dans la continuité des grandes commandes de l'Etat initiées, dès1851, par la mission héliographique sur le patrimoine.

En seize sections, l'exposition présente cette démarche photographique qui va du général au particulier, et le visiteur peut suivre les investigations du photographe et cheminer dans un mode de lecture que l'" entreprise inventaire " cherche à suggérer, des grandes vues d'ensemble sur le paysage aux petits objets courants, jusqu'au minuscule poinçon d'argenterie…

Entre ces deux extrêmes, une sélection d'images, extraites des fonds que l'Inventaire général a réunis depuis sa création, propose une visite du patrimoine tel qu'il est perçu aujourd'hui et tel que la photographie a contribué à le montrer : chevalements et architecture vernaculaire, intérieurs provinciaux du XIX e et nefs d'usines, lieux publics ou privés… Ainsi la définition du patrimoine évolue-t-elle et se réajuste-t-elle perpétuellement, faisant de ce travail d'inventaire une entreprise toujours inachevée mais qui ne peut être différente puisque l'histoire, jamais, ne marque de temps d'arrêt.


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